• HISTOIRE ET PATRIMOINE

    HISTOIRE ET PATRIMOINE
    HISTOIRE ET PATRIMOINE
    Saint Didier-de-la-Tour et son passé
    1. HISTOIRE
    • LES ORIGINES

    La commune de St-Didier-de-la-Tour a des racines très anciennes. En effet, en 893, une charte de l’évêché de Vienne mentionne la présence d’une église dit de St Didier à proximité d’une villa au domaine rural appelé « Pinus » correspondant certainement au Château de Pin actuel.

    En 1172, le village se groupait autour du château de Pin, il devient Saint Didier de Pin.

    En 1793, le mot Saint est supprimé, Saint Didier devient Mont-Didier.

    Entre 1799 et 1804, le consulat jette les bases d'un état bourgeois fort et centralisé, composé de préfets, d'une cours d'appel, de lycées, du code civil. La France est alors divisée en 22 régions, 96 départements métropolitains et chaque département est divisé en arrondissements, subdivisés en cantons et communes.

    La Tour du Pin devient le chef-lieu d'arrondissement de l'Isère, d'où l'attribution des mots "la Tour" à certaines communes et le village, en raison de ce remaniement étatique, prend le nom de Saint Didier-de-la-Tour.

    POURQUOI LE SURNOM DE CASSOLARD POUR LES HABITANTS DE ST DIDIER DE LA TOUR ?

    Deux versions existent :


    Au XVème siècle, le lieu était désigné par les mots « Essards Chassoler » : Essard désignant terrain défriché et Chassoler terrain divisé en lotissements pour recevoir des maisons ou  cases. Plus tard, le H de Chassoler a été supprimé pour obtenir « cassoler ».

    Ces terrains à bâtir deviennent ainsi des « cassoléres », puis cassoles et les habitants les « Cassolards » ?
     

    L’autre version est plus romanesque : le long de la RD1006 entre St Didier-de-la-Tour et St André-le-Gaz, il y aurait eu un point d’eau où était accrochée une casserole ou en patois « cassole » permettant à la population de désaltérer.

    Au fil des ans, ce lieu de rencontre devint « La Cassole » et donna le nom Cassolard aux habitants de St Didier-de-la-Tour.
     

    • UNE HISTOIRE MINIERE

    Dans le sous-sol de Saint Didier-de-la-Tour et des alentours, des filons de lignites sont présents. Les lignites sont des roches sédimentaires composées de plus de 55 % de carbone, soit des charbons. Ils correspondent à un état d’évolution de la matière végétale intermédiaire entre les tourbes et les houilles.
     

    Il y a environ dix millions d’années, sous un climat équatorial chaud et humide et pendant quelques milliers d’années, une accumulation de végétaux s’est produite dans des lacs qui parsemaient la région. Avec le temps, cette accumulation de végétaux s’est « transformée en charbon ».
     

    Les lignites sont utilisés comme combustible ou comme matière première à la fabrication de produit chimique après distillation.
     

    A Saint Didier-de-la-Tour, les filons de lignites sont situés entre les cotes 400 et 410 m NGF (altitude). L’épaisseur de ces filons ne dépasse pas 1 m.
    Dans un rapport de 1859, l’ingénieur des Mines Monsieur ROGER, estimait le départ de l’extraction de lignite dans la région aux environs de 1810. Toutefois, les premières concessions minières ont été octroyées en 1861.
     

    Sur Saint Didier-de-la-Tour, deux concessions ont été octroyées :

    - Concession dite St Didier située au niveau des lieudits Revolette, Cassole, Plambois, Mollard ;

    - Concession dite Ratassière située au niveau des lieudits Les Variots, Chatelaret et Combe Noire.
     

    La concession dite St Didier portait sur 184 hectares. Les premiers concessionnaires ont été Messieurs DU COLOMBIER, GARETS, FRANCELIEU et DELAFORT et le dernier concessionnaire la Compagnie Minière du Sud-Est.
    L’exploitation a été constante entre 1864 et 1896 avec 200 à 300 tonnes par an. Puis après 1896, elle a été intermittente : seulement 55 tonnes ont été extraites entre 1896 et jusqu’à la fin de l’exploitation, soit en 1919. L’extraction s’est concentrée essentiellement sur toute la partie nord de la RD1006 et sur une quarantaine de mètres au sud de celle-ci.
     

    La concession dite Ratassière portait sur 242 hectares. Les premiers concessionnaires ont été Messieurs PEYRIEUX et BIZET et le dernier concessionnaire la SA des Charbonnages et Electricité du Sud-Est.
    L’exploitation a été constante entre 1864 et 1892 avec 800 tonnes par an. Puis après 1892, elle a été intermittente : seulement 2 800 tonnes ont été extraites entre 1892 et jusqu’à la fin de l’exploitation, soit en 1918. L’extraction s’est concentrée essentiellement le long de la RD1006 sur une bande de 200/300 mètres de part et d’autre de la RD1006.

                2.   PATRIMOIRE

    • LA MAISON BLANCHE

    Elle est la plus ancienne de Saint-Didier et a du être construite en 1240. En 1350, elle apparaît pour la première fois dans un dénombrement de Maison Fortes. Il y en avait vingt deux, situées comme sentinelles autour de La Tour du Pin, pour défendre le pays contre les savoyards, dont les incursions étaient fréquentes et qui étaient tout proches. La Maison Blanche était assez différente de ce qu’elle est maintenant, c’était une forteresse avec plusieurs tours, un mur d’enceinte et un fossé avec un pont-levis. L’étang actuel est une partie de ces « douves » ou fossés, qui entouraient la Maison Forte. Il reste deux tours rondes qui ont toutes deux plusieurs meurtrières qui servaient à envoyer flèches et projectiles sur les assaillants. L’ensemble des constructions, comprenait des habitations pour les hommes d’armes, les domestiques et la ferme.
     

    • LES CROIX

    La plus connue est celle située devant l’église. Il s’agit d’une croix latine en pierre dont les montants et les traverses sont chanfreinés. Sur le socle se trouve une inscription « Indulgence de 50 jours »  

    • LES PIERRES A MOULIN

    2 belles pierres ont été recensées. L’une aux Rivoires : il s’agit d’une meule dormante en pierre de plan circulaire. L’autre à Godard : il s’agit d’un moulin à traction animale, composée d’une meule dormante de plan circulaire et d’une meule active.
     

    • LES PUITS

    Les maisons anciennes étaient quasiment toutes équipées d’un puits pour les besoins des ménages et des fermes et en particulier Plambois : Il s’agit d’un puits maçonné en ogive avec un système de treuil à manivelle et à chaîne. En 1870, les autrichiens avaient envahi la France. Ils avaient fait un prisonnier au hameau et l’avaient attaché à la chaîne du puits.

    • LE LAC SAINT FELIX

    Au XVème siècle, le lac est désigné par Lacus de Féliz. Au XVIIème siècle, on trouve lac de Saint Didier, au XVIII et XX ème siècle, lac de St-Féli et Lac St-Félix. Il est possible que Féliz a été donné à notre lac, parce que, à l’Est de celui-ci, existait, peut être depuis l’occupation romaine, un atelier de poterie, un four à cuire les briques et les tuiles. Les romains appelaient un ouvrier potier « Figulus » et un atelier potier « Figitina ». A la fin du XIXème siècle, cette poterie existait encore.
     

    • LA MURE

    Au XIVème siècle, elle avait pour nom « Domus Fortis de Barra », c'est-à-dire Maison Forte de Barra. Au XVIIIème siècle, on trouve, sur le ruisseau qui est proche, un moulin appelé Moulin de Barrat. 
     

    •  LE CHATEAU DE PIN

    Les premiers et plus anciens renseignements trouvés dans les archives du château ne remontent guère au-delà de 1550, époque où seule existait la maison forte de Pin : actuelle Ferme de Pin, qui remonte à la baronnie de la Tour du Pin, et appartenait à une famille notariale : les MITALIER, dont 2 branches furent anoblies au cours du XVème siècle. Leurs armes étaient « d’azur aux pommes de pin d’argent, renversées et tracées de sable », emblème qui plus tard s’est retrouvé sur les pilastres soutenant le portail d’entrée. La terre de Pin fut acquise au début du XVIIème siècle.
     

    •  LES LAVOIRS

    Il en reste 2. L’un à Chemin, l’autre à Charpenay. Il présente les mêmes caractéristiques : un bassin de plan circulaire divisé en deux, aménagé d’une pierre à laver.


     

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